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Publié Le 29 juillet, 2026 12:14 pm

embolo

Le Conseil de l’International Football Association Board (IFAB) a reconnu, mardi 28 juillet, que l’attaquant suisse Breel Embolo n’aurait pas dû être expulsé lors du quart de finale de la Coupe du monde 2026 face à l’Argentine.

L’incident s’était produit en seconde période, alors que les deux équipes étaient à égalité (1-1). Déjà averti, Embolo avait reçu un deuxième carton jaune pour simulation, laissant la Suisse à dix. L’Argentine avait ensuite profité de sa supériorité numérique pour inscrire deux buts en prolongation et s’imposer 3-1 à Kansas City.

À l’origine de la polémique, Embolo était tombé après une intervention de Leandro Paredes. L’arbitre portugais João Pinheiro avait dans un premier temps sanctionné le milieu argentin d’un carton jaune. Mais après l’intervention de l’assistance vidéo, il avait finalement estimé que Paredes n’avait commis aucune faute et averti Embolo pour simulation.

C’est précisément cette utilisation de la VAR que l’IFAB considère désormais comme incorrecte au regard du protocole en vigueur.

L’instance chargée des Lois du jeu a expliqué que la VAR peut intervenir lorsqu’un arbitre sanctionne le mauvais joueur, dans le cadre d’une « erreur d’identité ». En revanche, cette disposition ne permet pas de réexaminer la nature même de l’infraction afin de transformer la décision initiale en une sanction contre l’autre joueur.

Autrement dit, la vidéo pouvait servir à déterminer quel joueur devait être sanctionné pour une faute déjà identifiée, mais elle ne pouvait pas être utilisée pour conclure que Paredes n’avait pas commis de faute et qu’Embolo avait, à l’inverse, simulé.

L’IFAB a précisé que l’utilisation de la règle de l’erreur d’identité pour traiter les cas de simulation pendant le Mondial 2026 avait suscité des réactions favorables et qu’elle serait étudiée dans le cadre d’une révision approfondie du protocole VAR. Mais tant que cette révision n’aura pas été achevée, une telle interprétation ne peut pas être appliquée.

Cette reconnaissance intervient après les vives critiques du sélectionneur suisse Murat Yakin. Après l’élimination de son équipe, il avait qualifié la règle ayant conduit à l’expulsion d’Embolo d’« inacceptable ».

Pour la Suisse, la décision avait eu des conséquences considérables. Alors qu’elle rêvait d’atteindre pour la première fois de son histoire les demi-finales d’une Coupe du monde, la Nati avait dû terminer la rencontre en infériorité numérique avant de céder durant les prolongations.

via hespress




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