Le quart de finale opposant l’Algérie au Nigeria, conclu sur un score de 2-0 en faveur des Super Eagles, reste au cœur du différend. La rencontre, dirigée par Issa Sy avec l’assistance de Pierre Atcho à la VAR, a suscité de nombreuses contestations du côté algérien. La Fédération algérienne de football (FAF) estime que plusieurs décisions arbitrales ont influencé le déroulement du match.
À la suite de cette élimination, la FAF a officiellement saisi la CAF pour dénoncer l’arbitrage et demander des explications. Cette démarche s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes autour de la gouvernance arbitrale sur le continent.
Le jury disciplinaire de la CAF a rendu une décision qui sanctionne certains acteurs algériens sans traiter le fond des accusations liées à l’arbitrage. Les joueurs Rafik Belghali et Luca Zidane ont écopé respectivement de deux et quatre matchs de suspension, accompagnés d’une amende de 100’000 dollars infligée à la fédération.
Pour la FAF, ces sanctions sont jugées injustifiées. L’instance considère que ses arguments n’ont pas été examinés, en particulier ceux visant les décisions arbitrales contestées. Elle déplore aussi l’absence de réponse officielle à ses différentes correspondances.
Face à ce silence, la fédération dirigée par Walid Sadi envisage d’intensifier ses actions, selon un article de nos confrères de La Gazette du Fennec. Plusieurs courriers auraient été adressés aux organes compétents de la CAF sans retour concret. Cette situation alimente un climat de défiance entre l’instance algérienne et les structures dirigeantes du football africain.
La FAF prévoit désormais de porter le dossier devant le bureau exécutif puis l’Assemblée générale de la CAF. L’objectif affiché est d’obtenir l’annulation des sanctions et de faire reconnaître ce qu’elle considère comme une atteinte à ses droits.
En cas d’absence de réponse ou de maintien des décisions actuelles, la FAF n’exclut pas un recours devant le Tribunal arbitral du sport (TAS). Cette option représenterait une étape supplémentaire dans le bras de fer engagé avec l’Instance présidée par le Sud-Africain Patrice Motsepe.
Ce dossier s’inscrit dans un contexte plus large de contestations autour de certaines décisions récentes de l’instance footballistique continentale. L’évolution de cette affaire pourrait avoir des répercussions sur les relations entre fédérations et organes disciplinaires, ainsi que sur la gestion des litiges dans les compétitions africaines.
via ObservAlgerie