On le savait, bien avant le début de cette demi-finale aller de Ligue des champions, que ce face à face serait l’un des affrontements les plus redoutables de ce choc irrespirable, avec d’un côté le meilleur latéral gauche au monde et de l’autre l’ailier le plus renversant de la planète.
Ces promesses ont été tenues et si, à l’arrivée, les champions d’Europe ont pris une petite option pour une qualification pour la finale en l’emportant (5-4), le Bayern a pu faire le match en grande partie grâce à son Français de 24 ans. Le vice-champion olympique aura tourmenté dans les grandes largeurs son opposant direct qui s’était rarement fait autant malmener depuis plus d’un an et a montré à nouveau ses largesses défensives qu’on avait fini par oublier.
Rapidement, Olise a démontré qu’il était prêt à livrer une nouvelle masterclass en prenant le dessus sur le Portugais de 24 ans (6e) grâce à son sens inné du dribble, ses crochets dévastateurs et sa patte gauche si précise. Le numéro 17 inspire la crainte, la peur grâce à sa capacité à se faufiler avec fluidité balle au pied, et il y avait vraiment quelque chose de beau à le voir se balader sur la pelouse du Parc des Princes.
Il y avait quelque chose d’assez fou à voir Olise se défaire aussi facilement d’un Nuno Mendes pas aussi impérial dans ses duels que face aux références du continent, Mohamed Salah, Lamine Yamal ou Bukayo Saka. Les multiples incursions du vice-champion olympique dans son couloir droit (20e, 23e, 73e) lui ont fait un mal terrible et plongé le défenseur dans une réelle souffrance. L’accélération d’Olise (32e) sur laquelle il aura encore une fois déposé Mendes aura symbolisé la domination de l’ailier et les difficultés du numéro 25 qui avait pourtant pris l’habitude, ces derniers mois, d’éteindre tous ses vis-à-vis.
« S’il a le ballon, je dois faire mon travail : défendre. Et mes coéquipiers vont m’aider aussi car c’est un match compliqué donc il faut tous défendre ensemble », avait expliqué Mendes avant la rencontre. Le plan a été globalement mis à mal par un Olise rayonnant et qui aura acté encore un peu plus sa supériorité en venant inscrire le but, son 20e de la saison, du 2-2 avant la mi-temps d’une frappe puissante du gauche (41e). Si la responsabilité de Nuno Mendes n’était pas engagée pour le coup et si son retour, enfin décisif, dans les pieds de l’international français dans la surface lui aura permis de s’illustrer positivement, l’impression d’ensemble aura été assez terrible.
Peu entreprenant dans la partie de terrain adverse et si loin de ses standards habituels offensifs, l’ancien du Sporting Portugal aura vécu une soirée très compliquée à l’occasion du 50e match de Ligue des champions de sa carrière parisienne. Nul doute que les huit jours séparant cette manche aller du déplacement à l’Allianz Arena mercredi prochain permettront à Luis Enrique et au latéral gauche de corriger ce qui est possible pour tenter de limiter le champ d’action du formidable Michael Olise…
via le parisien